Le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, James Swan, est arrivé mardi soir à Kinshasa pour entamer officiellement son mandat à la tête de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Sa nomination avait été annoncée en mars par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres.
Le diplomate succède à Bintou Keita dans un contexte marqué par une situation sécuritaire et humanitaire toujours préoccupante dans l’est du pays, où les affrontements armés se poursuivent.
Dans une première déclaration relayée par Radio Okapi, James Swan a adressé un message de solidarité au peuple congolais. Il a notamment souligné que les civils continuent de subir les conséquences les plus lourdes de l’insécurité persistante dans les provinces de l’est.
Selon lui, la crise dans cette région ne peut être résolue uniquement par la voie militaire. Les combats opposant la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon plusieurs accusations, aux forces gouvernementales dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu illustrent la complexité du conflit.
Priorité à la protection des civils
À la tête de la mission onusienne, James Swan affirme vouloir concentrer ses efforts sur la mise en œuvre du mandat de la MONUSCO. Celui-ci prévoit notamment la protection des populations civiles, l’appui aux initiatives de désescalade et la création de conditions favorables à un retour durable de la paix.
Le diplomate a également réaffirmé l’engagement des Nations unies à soutenir les institutions congolaises et la population, tout en respectant la souveraineté de la RDC.
Mandat prolongé jusqu’en 2026
La prise de fonction du nouveau chef de la mission intervient après le renouvellement du mandat de la MONUSCO par le Conseil de sécurité des Nations unies pour une durée d’un an, soit jusqu’au 20 décembre 2026.
La résolution adoptée maintient un dispositif important comprenant plusieurs milliers de militaires, des observateurs ainsi que des unités de police déployées dans différentes zones du pays.
Cette nouvelle orientation marque un ralentissement du processus de retrait progressif de la mission, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire dans certaines régions de l’est, notamment en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
Un diplomate chevronné
Avant sa nomination en RDC, James Swan occupait les fonctions de représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Somalie, où il dirigeait également la mission d’assistance des Nations unies dans ce pays.
Auparavant, il avait déjà exercé plusieurs responsabilités diplomatiques au sein du gouvernement américain, dont celle d’ambassadeur des États-Unis en République démocratique du Congo entre 2013 et 2016.
Diplômé des universités de Georgetown et Johns Hopkins, ainsi que du National War College, James Swan parle couramment le français en plus de sa langue maternelle, l’anglais.
Joël Tshim’s







