Le Conseil de sécurité des Nations Unies tient, ce jeudi 26 mars, une réunion consacrée à la situation en République démocratique du Congo, avec un accent particulier sur les activités de la MONUSCO. Cette session publique sera suivie d’échanges à huis clos entre les membres.
La rencontre intervient alors que les États-Unis assurent la présidence du Conseil pour le mois en cours. Elle sera dirigée par Massad Boulos, conseiller principal en charge des affaires africaines et arabes.
Selon les informations communiquées par l’ONU, Vivian van de Perre, responsable intérimaire de la mission, doit présenter un état des lieux de la situation. Le Rwanda participera également aux discussions, conformément aux règles du Conseil.
Les échanges devraient s’appuyer sur le dernier rapport du Secrétaire général couvrant la période allant de décembre 2025 à mars 2026. Ce document met en lumière certaines avancées diplomatiques, notamment les initiatives engagées dans le cadre de l’accord de paix conclu à Doha entre le gouvernement congolais et le M23, ainsi que les engagements pris à Washington entre Kinshasa et Kigali.
La MONUSCO poursuit également ses efforts pour soutenir un cessez-le-feu durable, notamment à travers un mécanisme de surveillance mis en place dans la foulée des négociations. La visite récente de Jean-Pierre Lacroix en RDC s’inscrit dans cette dynamique de consolidation de la paix, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Malgré ces initiatives, la situation dans l’est du pays reste fragile. Les violences persistent et continuent d’inquiéter la communauté internationale. À la mi-mars, une attaque de drone à Goma a causé la mort de civils ainsi que d’un agent de l’UNICEF, illustrant la volatilité du contexte sécuritaire.
Face à cette escalade, plusieurs voix s’élèvent pour appeler à la désescalade et au respect du droit international humanitaire. Les acteurs humanitaires insistent notamment sur la nécessité de garantir la sécurité du personnel déployé sur le terrain, afin de poursuivre l’assistance aux populations affectées.
Avant cette réunion, une déclaration présidentielle pourrait être adoptée par le Conseil de sécurité, à l’initiative de la France. Celle-ci viserait à clarifier la position de l’instance internationale face à l’évolution de la crise congolaise.
Cette session pourrait ainsi constituer une étape importante dans la mobilisation internationale en faveur de la paix et de la stabilité en RDC.
Joël Tshim’s







