À la veille de l’ouverture de la session parlementaire de mars 2026, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a reçu en audience, dimanche 15 mars, les présidents des deux chambres du Parlement afin d’évaluer l’état d’avancement du suivi des accords de paix conclus à Washington. Ce dossier figure parmi les sujets majeurs susceptibles de marquer les travaux parlementaires qui s’ouvrent ce lundi.
La rencontre a réuni Aimé Boji Sangara, président de l’Assemblée nationale, et Jean-Michel Sama Lukonde, président du Sénat. Les discussions ont essentiellement porté sur les mécanismes institutionnels nécessaires pour accompagner la mise en œuvre de ces engagements diplomatiques, considérés comme déterminants pour la stabilité et la sécurité de la République démocratique du Congo.
Selon des sources proches de la présidence, cette concertation visait notamment à harmoniser les positions entre l’exécutif et le pouvoir législatif sur les priorités à inscrire à l’agenda de la session parlementaire. Les accords de paix de Washington représentent en effet un enjeu politique et stratégique important dans un contexte régional encore marqué par des défis sécuritaires persistants.
Au cours de cet entretien, les deux responsables parlementaires ont également échangé avec le chef de l’État sur le rôle que devront jouer l’Assemblée nationale et le Sénat dans le suivi et l’accompagnement des initiatives gouvernementales liées à l’application de ces accords. La diplomatie parlementaire ainsi que le contrôle législatif figurent parmi les instruments susceptibles de soutenir les engagements pris par la RDC sur la scène internationale.
L’ouverture de la session de mars intervient dans un climat où plusieurs questions d’intérêt national devraient dominer les débats au Parlement, notamment les enjeux sécuritaires, les réformes institutionnelles et les efforts de consolidation de la paix. Dans ce contexte, la coordination entre les institutions de la République apparaît comme un facteur clé pour assurer la mise en œuvre effective des engagements pris par le pays.
Pour de nombreux observateurs, une collaboration étroite entre la présidence de la République et les deux chambres du Parlement pourrait contribuer à renforcer la cohérence de l’action publique et à soutenir les initiatives diplomatiques visant à instaurer une paix durable dans les régions affectées par les conflits.
Loule Kitoko







