Plus de 1 400 ressortissants congolais ont été refoulés d’Angola ces derniers jours et enregistrés à Tembo, dans le territoire de Kasongolunda, province du Kwango, à l’ouest de la République démocratique du Congo, selon des sources locales. Parmi eux figurent une vingtaine de femmes.
Ces retours forcés interviendraient dans un contexte de renforcement des contrôles migratoires par les autorités angolaises le long de la frontière commune. Les personnes expulsées arrivent progressivement au poste frontalier, accentuant la pression sur les structures locales d’accueil.
Sur place, les capacités de prise en charge sont limitées. Les acteurs humanitaires et les autorités territoriales font état d’un manque d’abris, de vivres et de médicaments. Des difficultés d’identification et d’enregistrement compliquent également l’organisation de l’assistance.
La situation suscite des inquiétudes quant aux conditions d’accueil et à la coordination entre Kinshasa et Luanda pour la gestion des flux migratoires. Cette nouvelle urgence humanitaire à l’Ouest du pays intervient alors que la République démocratique du Congo fait déjà face à des défis sécuritaires majeurs dans sa partie orientale.
Loule Kitoko







