Union nationale de la presse du Congo a présenté, ce jeudi 19 février, le spécimen de la nouvelle carte professionnelle des journalistes. La cérémonie s’est tenue à l’Hôtel Béatrice, dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Le coût de ce document est fixé à 105 dollars américains.
D’après la commission en charge du dossier, ce montant se répartit comme suit : 5 dollars pour la fiche d’identification, 50 dollars au titre de la contribution annuelle et 50 dollars pour les frais liés au retrait de la carte.
Pour Charles Dimandja, président de la commission concernée, cette initiative vise à renforcer l’identification des professionnels des médias et à contribuer à l’assainissement du secteur. Il estime que la réforme permettra de lutter contre l’usurpation de titre et l’exercice illégal du métier par des personnes ne répondant pas aux critères requis. Il a également salué l’implication du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, dans la concrétisation du projet.
Charles Dimandja a par ailleurs souligné que la nouvelle loi sur la presse introduit, pour la première fois, l’exigence d’un diplôme en journalisme pour accéder à la profession. Une évolution qu’il attribue au plaidoyer mené auprès du gouvernement et de l’Assemblée nationale.
De son côté, le président national de l’UNPC, Kamanda wa Kamanda, a précisé que la carte ne revêt pas un caractère obligatoire. Selon lui, elle constitue avant tout un outil d’identification, de protection et de responsabilisation professionnelle, permettant de distinguer le journaliste dûment formé de l’imposteur et de promouvoir le respect des règles déontologiques.
Mathieu Kayemba







