La tension monte à Lubumbashi. Le mercredi 18 février 2026, lors d’une mission d’inspection dans la commune de Ruashi, le ministre délégué à la Défense nationale chargé des anciens combattants, Eliezer Ntambwe, a menacé de fermer une entreprise minière chinoise accusée d’exploiter illégalement un site destiné aux anciens combattants.
Une exploitation jugée illégale
Sur place, le ministre a dénoncé une activité minière menée « sans base légale claire ». Selon lui, l’entreprise ne dispose ni de documents justifiant l’acquisition du terrain, ni de preuves d’indemnisation des ayants droit. La parcelle en question est censée revenir aux anciens combattants, et toute transaction doit respecter les procédures légales afin d’éviter des litiges.
Un ultimatum d’une semaine
Eliezer Ntambwe a laissé la possibilité d’une solution à l’amiable, en fixant un délai d’une semaine pour la présentation d’un rapport détaillant les titres de propriété et les compensations versées. « Venez avec un rapport clair et des propositions de solutions. Mais s’il n’y a ni rapport ni propositions concrètes, nous, en tant qu’État, agirons », a-t-il averti.
À défaut de régularisation, le gouvernement pourrait procéder au scellement du site et à la suspension des activités minières sur cette concession stratégique.
Défense des anciens combattants
Le ministre a également souligné l’importance de protéger les droits des anciens militaires, rappelant les sacrifices consentis pour la nation. « Il n’y a pas de plus grand combattant que le militaire. Beaucoup sont tombés, pourtant ils y vont avec espoir ou parfois sans espoir de revenir. Ces personnes méritent respect et honneur », a-t-il déclaré.
Pour Eliezer Ntambwe, garantir l’accès de ces anciens combattants à leurs terres est à la fois un devoir moral et un impératif pour la stabilité sociale. « Rendons à ceux qui ont servi sous le drapeau ce qui leur appartient. C’est aussi une question de sécurité pour tous. »
Un dossier à forts enjeux
Dans une province où le cobalt et le cuivre représentent un pilier économique, cette affaire relance la question de l’utilisation des terrains attribués aux anciens combattants. Le gouvernement attend désormais des éclaircissements de l’entreprise. Si aucune solution amiable n’est trouvée, des mesures coercitives pourraient être appliquées, témoignant de la volonté des autorités de faire respecter la loi et de protéger les droits des anciens combattants.
Caroline Kaja







