Des violences ont éclaté à Kinshasa à la suite d’une attaque visant des partisans de Martin Fayulu. Le siège du parti Add congo a été vandalisé et plusieurs personnes ont été blessées. Prince Epenge, porte-parole de la coalition Lamuka, a pour sa part été évacué par la police.
D’après Prince Epenge, les faits se sont produits alors que des militants regagnaient le siège du parti après avoir participé à une messe commémorative en mémoire des Martyrs de la démocratie. Ces derniers avaient été tués le 16 février 1992 alors qu’ils réclamaient la réouverture de la Conférence nationale souveraine.
Le porte-parole accuse des individus qu’il présente comme membres de la « Force du progrès », structure liée à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), dont une base serait située sur l’avenue de l’Enseignement. Selon son témoignage, les assaillants, munis d’armes blanches, auraient pris d’assaut les locaux du parti. « Pendant près d’une heure, nous avons été assiégés. Ils ont tout saccagé », a-t-il affirmé, qualifiant l’incident « d’attaque à caractère terroriste ».
Un bilan provisoire fait état de quatre militants blessés, dont deux ont été hospitalisés pour recevoir des soins. Prince Epenge indique que les forces de l’ordre seraient intervenues environ quarante minutes après le début des violences, procédant ensuite à son évacuation.
Ces événements interviennent dans un climat politique tendu dans la capitale congolaise, particulièrement sensible à l’approche des commémorations du 16 février. Au moment de la publication, aucune réaction officielle des autorités n’avait encore été enregistrée.
Loule Kitoko







