De violents affrontements ont opposé, durant cinq jours, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles du M23/RDF et à leurs alliés dans les hauts plateaux du territoire de Fizi, au Sud-Kivu. À l’issue de ces combats, l’armée congolaise affirme avoir infligé d’importantes pertes humaines et matérielles aux groupes armés engagés sur les lignes de front.
Dans un bilan communiqué par les autorités militaires, les FARDC annoncent avoir neutralisé 34 combattants des Forces de défense rwandaises (RDF) combattant aux côtés du M23. L’armée fait également état de la mise hors d’état de nuire de 14 éléments issus des groupes armés Twirwaneho et Red-Tabara au cours des opérations.
Selon la même source, 12 combattants appartenant aux groupes Twirwaneho et Ngumino ont été capturés. Les forces loyalistes indiquent en outre avoir récupéré plusieurs armes ainsi qu’une importante quantité de munitions abandonnées sur le champ de bataille, ce qui, selon elles, affaiblit considérablement les capacités opérationnelles des assaillants dans cette zone stratégique des hauts plateaux.
Les FARDC précisent que les survivants des groupes armés se seraient dispersés après les affrontements. L’armée assure maintenir la pression militaire afin d’empêcher toute tentative de réorganisation des rebelles et de renforcer la sécurité des populations civiles, régulièrement exposées aux violences armées dans cette partie du Sud-Kivu.
Toutefois, aucune source indépendante n’a, à ce stade, confirmé le bilan avancé par les forces armées congolaises. La situation sécuritaire demeure tendue dans les hauts plateaux de Fizi, une région marquée par la présence de plusieurs groupes armés locaux et étrangers, ainsi que par des affrontements récurrents aux conséquences humanitaires préoccupantes.
Kanoba Obadias







