Washington durcit le ton envers Kigali. Le Congrès des États-Unis étudie la possibilité d’imposer de nouvelles sanctions contre le Rwanda, accusé de jouer un rôle direct dans la poursuite du conflit armé à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette initiative intervient alors que l’insécurité demeure préoccupante le long de la frontière congolo-rwandaise, malgré les engagements diplomatiques récemment pris par les deux pays.
Selon The African Report, l’impatience grandit au Capitole. Six semaines après la signature des Accords de Washington par les présidents congolais et rwandais, les élus américains constatent l’absence de résultats concrets sur le terrain. La persistance des violences, notamment celles attribuées au mouvement rebelle M23, accusé de bénéficier du soutien du Rwanda, alimente une vive frustration au sein de la classe politique américaine.
Dans ce contexte tendu, l’administration américaine a confié au vice-président J.D. Vance la responsabilité de reprendre en main le dossier congolais, un signal fort du durcissement de la position de Washington. L’accord de paix promu par l’administration Trump pour stabiliser l’est de la RDC peine, à ce stade, à produire les effets escomptés.
Au Congrès, plusieurs parlementaires plaident désormais pour un examen approfondi de l’implication du Rwanda dans la crise sécuritaire et humanitaire en RDC. Cette dynamique ouvre la voie à d’éventuelles sanctions ciblées contre Kigali. Si elles venaient à être adoptées, ces mesures marqueraient un tournant diplomatique majeur et pourraient modifier en profondeur les équilibres géopolitiques dans la région des Grands Lacs.
Loule Kitoko







