Du 25 janvier 2025 au 25 janvier 2026, une année entière s’est écoulée depuis la remise officielle des biens destinés aux chefs coutumiers et aux rites traditionnels, dans le cadre du projet de barrage hydroélectrique de Mbombo.
Cette cérémonie avait été présidée par le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph Moïse Kambulu N’konko, sous la coordination de l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER).
Présentée à l’époque comme une étape décisive du projet, la cérémonie se voulait la preuve de l’engagement d’ANSER à respecter la culture locale et d’intégrer les us et coutumes dans la mise en œuvre des grands projets de développement.
Rites respectés, mais projet à l’arrêt
Un an plus tard, le constat sur le terrain est sans appel : aucun chantier visible, aucune avancée concrète et aucune communication officielle claire sur l’état réel d’exécution du projet. Le barrage de Mbombo, pourtant annoncé comme une solution majeure au déficit énergétique du Kasaï-Central, reste à l’état de promesse.
Rappel des biens remis
Dans le cadre des cérémonies coutumières, plusieurs biens avaient été remis conformément aux traditions locales. Il s’agissait notamment de vaches, de chèvres, de sacs de sel et de sucre, d’alcool traditionnel, de bières, d’enveloppes symboliques, de vivres et de divers objets rituels, destinés aux chefs coutumiers ainsi qu’aux divinités des rivières concernées par le projet.
Ces gestes visaient à obtenir l’adhésion des communautés locales et à garantir une exécution du projet dans le respect des traditions.
La question qui dérange
Après les cérémonies, les discours officiels et les images largement diffusées, une question demeure :
où en est réellement le barrage hydroélectrique de Mbombo ?
La population du Kasaï-Central ne vit pas de symboles ni de promesses. Elle subit au quotidien des coupures répétées d’électricité, un déficit énergétique chronique et une attente prolongée de solutions durables capables de soutenir le développement économique et social de la province.
Un an après, des réponses s’imposent
Une année après ces engagements publics, il est légitime que la population exige un bilan officiel de l’état d’avancement du projet, un calendrier clair et réaliste pour le lancement effectif des travaux, des actes concrets, au-delà des rituels et des annonces.
Car le développement ne se mesure pas à la quantité de biens remis lors des cérémonies, mais à la réalité des projets réalisés et à leur impact sur la vie des populations.
Dénis Ngalamulume Ndombi







