L’ambassadrice du Rwanda aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, a reconnu mercredi, devant un sous-comité du Congrès américain, l’existence d’une coordination entre Kigali et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), un groupe armé opérant dans l’est de la République démocratique du Congo.
Jusqu’à présent, le Rwanda avait systématiquement nié tout lien avec le M23, malgré les accusations répétées des autorités congolaises et plusieurs rapports des Nations unies faisant état d’un soutien rwandais au mouvement rebelle.
Selon la diplomate rwandaise, cette coordination serait motivée par des impératifs sécuritaires et ne viserait pas à influencer les affaires politiques internes de la RDC. Elle a également affirmé que le Rwanda ne soutient pas les groupes armés comme instruments de gouvernance.
De son côté, le M23 est accusé par les autorités congolaises de graves violations des droits humains, de déplacements massifs de populations et de l’occupation de plusieurs localités stratégiques dans l’Est du pays.
Cette reconnaissance officielle renforce la position de Kinshasa, qui réclame depuis des années le retrait de tout soutien étranger aux groupes armés actifs sur son territoire. Elle pourrait également peser sur les discussions diplomatiques et régionales en cours visant à mettre un terme aux violences persistantes dans l’est de la RDC.
Caroline Kaja







