La ville de Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, a enregistré 56 cas de violences sexuelles en 2025, selon le Tribunal de grande instance (TGI) local. Ces chiffres alarmants révèlent l’ampleur de ce fléau dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo.
Selon Monique Avanduka, greffière en chef au Greffe pénal du TGI de Bandundu, « les statistiques indiquent que 80 % des auteurs de viols sont âgés de 18 à 47 ans, tandis que les victimes sont principalement des mineurs âgés de 14 à 17 ans ».
Ces données suscitent l’inquiétude des autorités judiciaires et des organisations de défense des droits des enfants, qui appellent à un renforcement des mesures de prévention et à une protection accrue des jeunes face à ce type de violences.
La RDC, signataire de plusieurs instruments internationaux de protection de l’enfance, est légalement tenue de protéger les mineurs contre toutes formes d’exploitation et de violence. La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) de 1989, ratifiée par le pays, garantit à chaque enfant le droit à la sécurité, à la protection contre les abus sexuels et à l’accès à la justice. Le pays est également partie à la Convention africaine sur les droits et le bien-être de l’enfant (1990), qui engage les États africains à prévenir les violences et à créer un environnement sûr pour tous les enfants.
Acteurs de la société civile et autorités judiciaires insistent sur la nécessité d’une action urgente, incluant la sensibilisation des communautés, la prévention des abus et des poursuites efficaces contre les auteurs, afin d’assurer la protection des enfants du Kwilu.
Loule Kitoko







