Dialogue inclusif : l’impasse d’une classe politique divisée face à la crise sécuritaire

You are currently viewing Dialogue inclusif : l’impasse d’une classe politique divisée face à la crise sécuritaire

Alors que l’idée d’un dialogue inclusif refait surface via une médiation relancée à Luanda, la classe politique congolaise apparaît plus divisée que jamais.

D’un côté, le camp du pouvoir nie toute initiative parallèle en dehors du processus de Doha ; de l’autre, l’opposition accuse le président Tshisekedi de manœuvres politiques pour assurer sa survie.

Le camp présidentiel affirme que la RDC n’a formulé aucune demande de dialogue avec le M23, sauf dans le cadre de Doha. Une position qui se veut ferme face à la rébellion.

Mais par ailleurs, le porte parole du gouvernement, Patrick Muyaya avait affirmé la possibilité de la négociation ne serait faite que si cela est organisé à Kinshasa, nul part ailleurs.

En revanche, plusieurs figures de l’opposition voient dans cette initiative une tentative désespérée de sauver un régime en perte de vitesse.

Selon eux, ce prétendu dialogue n’a rien d’une sortie de crise, mais d’un mécanisme de légitimation d’un pouvoir affaibli.

Dans un contexte marqué par l’occupation de territoires à l’Est par le M23 soutenu par le Rwanda, l’incapacité des élites politiques à faire bloc inquiète.

Observateurs et analystes redoutent que sans une volonté sincère de négociation, la RDC s’enfonce davantage dans la crise.

Claude Baziluka, analyste politique résume que si la classe politique congolaise ne comprend pas l’urgence de se parler de bonne foi, nous devons déjà faire le deuil de la RDC avec ses frontières héritées de la colonisation.

Un appel au sursaut patriotique ou un constat d’échec ?

L’avenir nous en dira plus…

Josue Lelo

Laisser un commentaire