Le climat politique en République démocratique du Congo demeure marqué par de fortes tensions. Prince Epenge, opposant politique, président du parti ADDCONGO et porte-parole de la plateforme Lamuka, a durci le ton en exigeant l’organisation d’un dialogue national inclusif, quitte à se passer de la participation du président Félix Tshisekedi.
Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux ce samedi 03 janvier, l’opposant estime qu’on peut pas sacrifier l’avenir de tout un pays.
« Si Monsieur Tshisekedi ne veut pas de ce dialogue-là, alors nous allons organiser le dialogue sans lui. On ne peut pas sacrifier l’avenir de toute une nation pour faire plaisir à un monsieur qui pense que, sans lui, le Congo ne peut pas exister. », a t-il écrit.
Plusieurs figures de l’opposition, dont Martin Fayulu, plaident pour un dialogue politique afin de faire face à la crise multiforme que traverse le pays. Celle-ci est marquée notamment par l’insécurité persistante dans l’Est, la grogne sociale, les contestations électorales et une méfiance grandissante entre les institutions.
Du côté du pouvoir, le silence reste de mise face à ces appels pressants. Toutefois, certains proches du régime estiment qu’un dialogue engagé à ce stade pourrait fragiliser la légitimité des institutions issues des dernières élections.
Pour Prince Epenge et ses alliés, l’idée d’attendre 2027 ou 2028, comme l’a récemment suggéré Steve Mbikayi, constitue une erreur stratégique majeure et traduit un profond mépris à l’égard des attentes du peuple congolais.
Josue Lelo







