Le gouvernement congolais a accusé ce mercredi le Président rwandais Paul Kagame de violer l’accord de paix signé le 4 décembre sous l’égide du président américain Donald Trump. Dans un communiqué officiel publié le 10 décembre 2025, Kinshasa dénonce « un choix délibéré du Président Kagame de tourner le dos aux Accords de Washington moins d’une semaine après leur signature, sapant ainsi de manière intentionnelle les efforts consentis par le Président Donald Trump pour ramener la paix ».
Selon les autorités congolaises, les Forces de défense rwandaises (RDF), appuyées par les rebelles du M23/AFC, ont franchi la frontière et mené des attaques, notamment à l’aide de drones kamikazes, dans la région d’Uvira, au Sud-Kivu. Ces affrontements auraient causé plus d’une centaine de morts, 200 000 nouveaux déplacés et d’importants dégâts matériels. Kinshasa parle d’une « violation flagrante du cessez-le-feu » et des principes du droit international humanitaire.
Le gouvernement congolais considère cette offensive comme une trahison des engagements pris à Washington et appelle les facilitateurs des processus de paix à Washington, Doha et au sein de l’Union africaine à intervenir rapidement pour rétablir le respect des accords.
Face au « mépris affiché » de Kigali, Kinshasa exige l’imposition de sanctions internationales et interpelle le Conseil de sécurité de l’ONU afin de garantir le retrait des forces étrangères de son territoire, conformément à la résolution 2773 (2025).
Tout en réaffirmant son attachement au processus de paix, le gouvernement congolais rappelle qu’il n’abandonnera jamais son droit à la sécurité, à la souveraineté et à la défense de son intégrité territoriale.
Caroline Kaja







