En visite en Serbie, le président Félix Tshisekedi a réitéré vendredi les conditions de la République démocratique du Congo pour toute avancée diplomatique avec le Rwanda, alors que des négociations encadrées par les États-Unis doivent se poursuivre dans les prochaines semaines.
S’adressant à la diaspora congolaise, le chef de l’État a confirmé son déplacement prochain à Washington afin d’« entériner l’accord signé avec le Rwanda sous l’égide des États-Unis », en précisant que le document avait été « rendu public en toute transparence ». Il a toutefois tenu à couper court à toute rumeur : « Ne vous laissez pas berner : on ne fera ni brassage ni mixage », a-t-il déclaré.
Retour sur les tensions de 2022
Évoquant l’accord d’intégration régionale, Tshisekedi a assuré que celui-ci ne comportait « rien de nouveau ». Selon lui, l’intégration régionale constituait l’un de ses objectifs dès son accession au pouvoir, avant que la confiance ne soit rompue en 2022, dans le contexte de la montée des tensions entre Kinshasa et Kigali.
Des conditions posées par Kinshasa
Le président congolais a rappelé les prérequis pour une normalisation : respect de la souveraineté congolaise, retrait des troupes rwandaises du territoire national et restauration de la confiance mutuelle. « On ne fait pas de commerce régional sans paix ni confiance rétablie », a-t-il insisté.
Un message double
Au-delà de la diaspora, Tshisekedi adresse un signal clair aux partenaires internationaux impliqués dans la médiation. Sa visite imminente à Washington devrait donner lieu à de nouvelles discussions sur la situation dans la région des Grands Lacs.
Joël Tshim’s







