Le tribunal militaire de Kinshasa-Gombe a ouvert lundi 27 octobre une audience en flagrance visant l’adjudante Sarah Ebabi Bonga. La militaire est poursuivie pour avoir publié, en uniforme, des images considérées comme non autorisées.
Selon l’accusation, elle a enfreint un télégramme du chef d’état-major général daté du 23 décembre 2021, qui interdit aux membres des FARDC de diffuser sur les réseaux sociaux des photos ou vidéos en tenue militaire sans validation préalable. Les contenus en question sont des clichés de shooting et des vidéos à caractère romantique avec son mari, réalisés dans le cadre des préparatifs de leur mariage religieux prévu le 31 octobre 2025.
À la barre, Sarah Ebabi Bonga a rejeté toute responsabilité, affirmant que les publications ont été faites à son insu par le photographe engagé pour la séance. Elle a également sollicité un report pour mieux préparer sa défense.
Après avoir visionné certaines vidéos extraites de son téléphone, les juges ont suspendu l’audience. Le photographe devra être entendu ce mardi afin de clarifier son rôle dans cette affaire.
Cette poursuite relance le débat sur la frontière délicate entre la vie privée des militaires et les règles strictes auxquelles ils demeurent soumis, particulièrement à l’ère des réseaux sociaux.
CarolineKaja







