Le parti politique Envol, a exprimé sa réaction à la décision du gouvernement de la République Démocratique du Congo d’accueillir des migrants en provenance des États-Unis dans le cadre d’un dispositif de coopération migratoire entre Kinshasa et Washington. Dans un communiqué rendu public, ce 6 avril , à Kinshasa, cette formation politique fustige ce qu’elle qualifie d’« aveu grave d’impuissance » et de « bradage de la dignité et de la souveraineté nationales ».
Selon cette formation politique chère à Delly Sesanga , cette initiative aurait été engagée sans consultation préalable ni débat public, encore moins un examen par les institutions parlementaires. Le parti déplore ainsi une démarche jugée opaque sur une question qu’il considère comme hautement stratégique pour l’État.
Dans sa dénonciation, Envol replace cette décision dans un contexte national déjà fragilisé par de multiples défis humanitaires et socio-économiques. Il rappelle notamment l’ampleur des déplacements internes et les difficultés structurelles auxquelles le pays fait face, s’interrogeant sur l’opportunité d’un tel engagement. Le parti estime que cette orientation pourrait s’apparenter à une externalisation des politiques migratoires américaines, avec le risque de voir la RDC assumer des charges relevant d’autres États.
Plus critique encore, Envol met en garde contre les implications potentielles d’un tel dispositif, qu’il considère susceptible de porter atteinte à l’image et aux intérêts du pays, en le positionnant comme une zone de gestion des flux migratoires indésirés ailleurs.
Face à cette situation, ce parti politique suggère la suspension «immédiate» de la mise en œuvre dudit dispositif, à la publication intégrale des termes de l’accord conclu avec la partie américaine, ainsi qu’à la saisine du Parlement pour un examen approfondi. Envol plaide en outre pour l’organisation d’un débat national inclusif sur la politique migratoire de la RDC.
Par ailleurs, la formation politique insiste sur la nécessité de préserver les intérêts stratégiques du pays et rejette toute initiative susceptible, selon elle, de compromettre la souveraineté nationale, martelant que « le Congo n’est ni à vendre ni à louer ».
Mathieu Kayemba







