Le juriste et libre penseur Claude Baziluka a vivement critiqué toute initiative visant à modifier la Constitution en République démocratique du Congo, qu’il qualifie de rébellion constitutionnelle au sommet de l’État.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi, il estime que le Président de la République, Félix Tshisekedi, ayant prêté serment de respecter et de faire respecter la Constitution, ne saurait initier une réforme constitutionnelle dans le contexte actuel du pays sans soulever de graves interrogations juridiques et politiques.
Le juriste évoque notamment une situation nationale marquée par la guerre dans l’Est du pays, l’état de siège dans certaines provinces ainsi que l’occupation partielle du territoire national, pour justifier son opposition à toute révision de la loi fondamentale.
Selon Claude Baziluka, une telle démarche, si elle visait à permettre un maintien au pouvoir au-delà des mandats constitutionnels, pourrait être interprétée comme une violation grave de la Constitution, qu’il assimile à un acte de haute trahison.
Il rappelle par ailleurs que les institutions habilitées notamment celles chargées de la mise en accusation et du jugement du chef de l’État devraient, en principe, jouer leur rôle dans le respect des textes légaux.
Toutefois, en cas de défaillance de ces mécanismes, il évoque l’article 64 de la Constitution, qui consacre le droit de tout citoyen de s’opposer à l’exercice illégal du pouvoir.
Cette prise de position intervient dans un contexte de débats persistants sur une éventuelle réforme constitutionnelle en RDC, un sujet qui continue de diviser l’opinion publique et la classe politique.
Josue Lelo







