Alors que la CENI avait prévu un calendrier complet pour l’élection du gouverneur du Sankuru, initialement programmée au 7 avril 2026, elle a annoncé le 20 mars son incapacité à tenir le scrutin, invoquant un manque de financement. Face à cette situation, Emery Okundji accuse le pouvoir central de « mauvaise foi » et dénonce l’abandon de sa province par le gouvernement.
Dans une interview ce mardi 24 mars, le leader politique a vivement critiqué la décision de la Commission Électorale Nationale Indépendante, qui affirme ne pas disposer des 155.610 dollars américains nécessaires pour organiser l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs.
« C’est une humiliation pour toute la République démocratique du Congo. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette incapacité : manque de volonté politique pour sortir le Sankuru de ses difficultés, mauvaise foi, et surtout la volonté manifeste de maintenir notre province au bas de l’échelle nationale », a déclaré Emery Okundji.
l’opposant dénonce l’abandon de sa province par le gouvernement, citant la suspension de plusieurs projets structurants : la construction de la route Bena-Dibele–Lodja, le port de Bena-Dibele, l’aéroport de Lodja, ainsi que les routes Lubefu–Lusambo et Katako–Lumumba-ville. Il a également qualifié le projet PDL 145T de « véritable escroquerie d’État ».
« Aucune réforme initiée par ce gouvernement n’est tangible ni sérieuse pour promouvoir le développement dans notre province », a ajouté Emery Okundji, précisant que ses critiques visent le système politique et non des individus.
Cette situation met en lumière les difficultés structurelles de l’organisation des élections locales en RDC et soulève des questions sur la volonté réelle du pouvoir central envers les provinces périphériques comme le Sankuru
Caroline kaja







