Lors d’une récente réunion du Conseil des ministres à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a demandé au gouvernement d’intensifier les efforts visant à évaluer précisément les coûts liés aux ambassades et au personnel diplomatique congolais à l’étranger.
Le chef de l’État souhaite voir émerger un système plus efficace pour encadrer ces dépenses, souvent jugées mal maîtrisées. Il a rappelé que les missions diplomatiques constituent un outil essentiel pour défendre les intérêts du pays, attirer des investissements et renforcer les relations internationales.
Pour répondre à ces enjeux, plusieurs responsables gouvernementaux ont été chargés d’accélérer un audit global. Celui-ci devra prendre en compte l’ensemble des charges, notamment les salaires, les loyers, les frais de fonctionnement et les dettes contractées auprès des fournisseurs.
L’objectif est de mettre en place un mécanisme de financement fiable, capable d’assurer des paiements réguliers et sécurisés. Parmi les solutions envisagées figure une collaboration renforcée avec les banques commerciales, afin de faciliter la prise en charge directe de certaines dépenses.
Le président insiste également sur la nécessité d’améliorer la transparence dans la gestion des fonds publics et d’éviter les retards de paiement. Une réforme jugée indispensable pour redonner de la crédibilité aux représentations congolaises à l’étranger.
En effet, la question des arriérés reste un problème récurrent. Plusieurs diplomates se plaignent encore de retards prolongés dans le versement de leurs salaires et indemnités, ce qui complique leur travail au quotidien.
Malgré des initiatives antérieures, notamment l’introduction de la bancarisation pour sécuriser les paiements, les difficultés persistent. Après une période d’amélioration, les mêmes problèmes semblent réapparaître, révélant des insuffisances dans le suivi administratif.
Dans un contexte où la diplomatie congolaise est de plus en plus sollicitée sur la scène internationale, certains analystes estiment qu’une meilleure prise en charge des missions à l’étranger est indispensable pour préserver l’image et les intérêts du pays.
Joël Tshim’s







