RDC : le Sénat enclenche l’examen de la pétition visant la destitution de Bahati Lukwebo ‎

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Le processus parlementaire autour de la pétition visant la destitution du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, franchit une nouvelle étape. La chambre haute du Parlement a annoncé la tenue d’une séance plénière, prévue ce mercredi 18 mars, consacrée à la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner cette initiative.

‎Selon un communiqué officiel signé par la rapporteure du Sénat, Néfertiti Ngudianza Bayokisa Kisula, cette commission aura pour mission d’analyser en profondeur la pétition introduite par le sénateur Danny Kabongo, avant de soumettre ses conclusions à la plénière pour décision.

‎À l’origine de cette démarche, Danny Kabongo réfute tout lien entre la pétition et les récentes prises de position médiatiques de Modeste Bahati Lukwebo, notamment celles relatives à une éventuelle révision constitutionnelle.

‎L’élu insiste plutôt sur ce qu’il qualifie de « manquements dans l’exercice des responsabilités » du deuxième vice-présent du Sénat.
‎« Vous aurez bientôt l’occasion de consulter le contenu de notre pétition. Il ne s’agit pas d’une réaction politique, mais d’un constat d’incompétence dans la gestion de ses fonctions », a-t-il déclaré à la presse à l’issue du dépôt du document, soutenu par plusieurs de ses collègues.

‎Poursuivant ses critiques, le sénateur Kabongo estime que Modeste Bahati Lukwebo ne remplit pas adéquatement les exigences de sa charge institutionnelle. « Même en tant que sénateur, je considère qu’il n’est pas en mesure d’assumer efficacement les responsabilités de deuxième vice-président du Sénat. Il y a un décalage manifeste entre ses fonctions et son action », a-t-il renchéri.

‎Cette initiative parlementaire ouvre ainsi une séquence politique délicate au sein du Sénat, où la commission spéciale devra évaluer la recevabilité et le bien-fondé des griefs formulés. Les conclusions de ses travaux pourraient, le cas échéant, conduire à un débat approfondi en plénière, voire à une procédure formelle de destitution de Modeste Bahati Lukwebo au poste du 2e Vice Président du Sénat.

Mathieu Kayemba

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