À quelques jours de la rentrée parlementaire, le Bureau de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a entamé une série de consultations avec les membres du gouvernement afin de faire le point sur l’exécution du budget de l’État et préparer les travaux de la prochaine session.
Ces échanges, organisés jeudi 5 mars à Kinshasa, ont été conduits par le président de la chambre basse, Aimé Boji Sangara, entouré des membres du Bureau, notamment le premier vice-président Isaac Jean‑Claude Tshilumbayi Musau, le deuxième vice-président Christophe Mboso, le rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli ainsi que la questeure Shimene Polipoli.
Plusieurs membres du gouvernement ont été reçus dans ce cadre, parmi lesquels le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, ainsi que la vice-ministre des Finances, Grâce Yamba Kazadi. Les discussions ont porté essentiellement sur la situation des finances publiques au terme du premier trimestre de l’année.
Selon le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, ces consultations ont permis d’examiner l’évolution de la mobilisation des recettes et le niveau d’exécution des dépenses publiques.
« Nous avons reçu les informations du ministère du Budget et de celui des Finances et, en retour, transmis les attentes de l’Assemblée nationale. En tant qu’autorité budgétaire, il nous revient de veiller au strict respect des dispositions de la loi de finances », a-t-il indiqué.
Dans le même esprit de renforcement du contrôle parlementaire, le Bureau de la chambre basse a informé le ministère des Finances que l’examen de la loi portant reddition des comptes ne se tiendra plus en septembre, comme c’était le cas auparavant, mais au plus tard le 15 mai. Cette mesure vise à permettre au Parlement d’exercer un suivi plus rapproché de l’exécution du budget.
Les échanges ont également abordé la question du taux d’exécution des recettes et des dépenses, ainsi que les préoccupations liées à la gestion budgétaire, notamment en ce qui concerne le paiement régulier des salaires des agents publics.
À travers ces consultations, le Bureau de l’Assemblée nationale entend préparer la prochaine session parlementaire dans un climat de collaboration avec l’exécutif, tout en renforçant le rôle de contrôle du Parlement sur la gestion des finances publiques.
Loule Kitoko







