Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Cette fois, c’est Modeste Bahati Lukwebo qui monte au créneau pour livrer sa lecture du contexte institutionnel actuel.
Pour le président de l’AFDC-A et figure influente de la majorité, le pays ne souffre pas d’un problème de textes juridiques, mais plutôt d’un déficit dans leur application.
« La Constitution est suffisamment claire. Ce qui pose problème, c’est le respect et la mise en œuvre effective de ses dispositions », a-t-il déclaré lors d’une intervention publique.
Sans le citer nommément, il semble ainsi répondre aux arguments développés par Evariste Boshab, ancien vice-Premier ministre et constitutionnaliste, connu pour sa thèse selon laquelle la durée de vie moyenne d’une Constitution serait d’environ 17 ans, sur la base de ses recherches académiques ,une théorie souvent évoquée par les partisans d’une réforme constitutionnelle.
En filigrane, le message de Bahati est clair : avant d’envisager toute modification de la Loi fondamentale, il convient d’en garantir l’application stricte et équitable.
Selon lui, la stabilité institutionnelle passe davantage par la consolidation de l’État de droit que par une réécriture des règles du jeu.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les discussions autour d’une possible révision constitutionnelle divisent l’opinion publique et la classe politique congolaise. Certains y voient une nécessité d’adaptation aux réalités actuelles, tandis que d’autres redoutent une manœuvre susceptible de fragiliser l’équilibre institutionnel.
Le débat reste donc ouvert et pourrait s’intensifier à l’approche des prochaines échéances politiques.
Josue Lelo







