La gestion des finances publiques en République démocratique du Congo affiche des signaux d’amélioration en 2025, malgré un environnement sécuritaire toujours tendu.
D’après les données consolidées couvrant les quatre trimestres de l’année, publiées par le Ministère des Finances, le recours à la procédure d’urgence dans l’exécution des dépenses publiques a sensiblement diminué. Après avoir culminé à 20,97 % au deuxième trimestre, ce taux est descendu à 10,78 % au quatrième trimestre, soit une baisse de plus de dix points en l’espace de six mois.
Cette évolution s’inscrit dans la dynamique des engagements pris par le gouvernement dans le cadre de son programme avec le Fonds monétaire international (FMI), qui préconise un plafond d’environ 8 % des dépenses exécutées par procédure d’urgence.
Malgré les contraintes liées aux impératifs sécuritaires, les autorités indiquent que la majorité des dépenses publiques continue d’être réalisée selon les circuits ordinaires.
Une orientation qui traduit, selon plusieurs analystes, une volonté accrue de renforcer la discipline budgétaire, la planification des décaissements et le respect des normes internationales en matière de gestion des finances publiques.
Ces résultats témoignent ainsi d’une progression vers une meilleure maîtrise des procédures d’exécution budgétaire, dans un contexte national marqué par des défis structurels persistants.
Loule Kitoko







