Les autorités provinciales de la Tshopo annoncent avoir déjoué, dimanche, une tentative d’attaque par drones contre l’aéroport international de Bangboka. Aucun mort ni dégât matériel majeur n’a été signalé, malgré une opération qualifiée d’« acte terroriste » par l’exécutif provincial.
Dans un communiqué rendu public le même jour, le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga précise que l’attaque aurait débuté vers 2 heures du matin. Selon cette source, plusieurs engins sans pilote, équipés de sous-munitions, ont visé les installations de l’aéroport civil de Kisangani.
Les services de sécurité indiquent avoir intercepté et détruit quatre drones au cours de la journée, respectivement à 15h48, 17h30, 19h30 et 19h48.
Un épisode particulièrement critique est survenu vers 19h45, au moment où un avion de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA) entamait sa manœuvre d’atterrissage. Malgré la simultanéité entre l’approche de l’appareil et l’interception d’un drone, les autorités assurent qu’aucun incident n’a perturbé l’opération.
Le gouvernement provincial met en cause le Rwanda ainsi que des éléments affiliés à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et au Mouvement du 23 mars (M23), qu’il tient pour responsables de cette tentative d’attaque. Ces accusations interviennent dans un climat sécuritaire toujours tendu dans l’est de la République démocratique du Congo.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des parties citées. Les autorités provinciales affirment avoir renforcé les dispositifs de sécurité autour des infrastructures stratégiques de la ville, tandis qu’une enquête est en cours afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette opération et d’identifier ses auteurs.
Loule Kitoko







