Le capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole de l’opération « Ngemba », a officiellement repris ce jeudi ses fonctions à Kikwit, après avoir été convoqué d’urgence à Kinshasa par sa hiérarchie militaire.
Cette convocation faisait suite à des déclarations publiques du capitaine Mwalushayi, qui affirmait détenir des preuves impliquant certains membres de l’entourage du Chef de l’État dans le financement présumé de la milice Mobondo, connue pour ses activités déstabilisatrices dans la région. Ses propos avaient suscité de vives réactions, à la fois dans les cercles politiques et au sein de la société civile.
L’opération « Ngemba », lancée pour renforcer la sécurité dans les provinces du Kwilu et du Kwango, avait vu son image légèrement ébranlée par cette situation. Le retour de Mwalushayi devrait permettre de rétablir la communication officielle et rassurer la population locale sur l’efficacité des forces engagées.
Les autorités militaires n’ont pas encore commenté publiquement le contenu des accusations, mais plusieurs observateurs estiment que cette convocation visait avant tout à clarifier les faits et à rappeler les procédures internes de communication au sein de l’armée.
Dans un contexte marqué par la montée des tensions et l’influence de milices locales, le retour du capitaine Mwalushayi pourrait également relancer le débat national sur la responsabilité des acteurs politiques dans le financement des groupes armés et sur la nécessité d’une transparence renforcée.
La population de Kikwit, quant à elle, suit de près ces évolutions, espérant que l’opération « Ngemba » continuera à garantir la sécurité dans une région qui reste sensible aux mouvements de groupes armés.
Loule Kitoko







