Justice : après plus de 50 jours de détention, Nathanaël Onokomba fait face à des nouvelles accusations, alerte un mouvement

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Le Mouvement Congo Qui Inspire a dénoncé, vendredi 26 février à Kinshasa, l’ajout d’une nouvelle infraction dans le dossier de son président, Nathanaël Onokomba, détenu depuis plus de cinquante jours à la Prison militaire de Ndolo.

Dans un communiqué de presse, le mouvement indique que le dossier judiciaire de son président a été transféré de l’Auditorat militaire supérieur vers l’Auditorat militaire de garnison, après une période marquée, selon ses proches, par un « long silence » procédural. Ce transfert a été suivi d’une nouvelle audition devant l’Auditeur militaire de garnison.

À l’issue de cette audition, une nouvelle infraction a été retenue contre Nathanaël Onokomba. Il lui est désormais reproché la « négation et la minimisation des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre », sur la base de l’article 361 de la loi de 2023 portant Code du numérique.

Le Mouvement Congo Qui Inspire exprime sa « vive indignation » face à cette qualification pénale. Dans son communiqué, il affirme que son président n’a jamais nié les crimes commis dans l’Est de la République démocratique du Congo ni minimisé les souffrances des victimes. Il soutient que ses prises de position, notamment à travers des vidéos et publications sur les réseaux sociaux, visaient à dénoncer les violences subies par les populations civiles, en particulier les femmes et les enfants.

Le mouvement s’interroge sur la portée juridique de cette nouvelle charge, estimant qu’une critique politique de l’action gouvernementale ou des accords internationaux, dont l’accord de Washington évoqué dans le communiqué, ne saurait être assimilée à une infraction pénale. Il qualifie cette accusation d’« absurde juridiquement » et de « choquante sur le plan humain ».

Selon ses proches, l’ajout de nouvelles charges, la multiplication des auditions et l’absence de fixation d’un procès traduisent une volonté d’entraver une voix critique. Le Mouvement Congo Qui Inspire réaffirme que son président « n’a jamais nié les victimes ni minimisé leurs souffrances » et qu’il s’est exprimé pour alerter l’opinion sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Mathieu Kayemba

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