Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a affirmé que la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et les discours de haine avancés par Kigali ne constituent que des prétextes destinés à justifier la poursuite de la mainmise du Rwanda sur les ressources naturelles de la République démocratique du Congo.
Il s’exprimait ce mercredi à l’Université Saint-Paul d’Ottawa, au Canada, lors d’une conférence intitulée : « Trente ans de conflit dans l’Est de la RDC : dynamiques régionales, enjeux humanitaires et perspectives de paix ».
« C’est une guerre qui a commencé depuis 1994. Et tenez-vous bien, c’est une guerre qui a emporté des millions de personnes et elle continue encore à décimer des familles », a déclaré le ministre Muyaya devant un public composé d’universitaires, d’étudiants et de membres de la diaspora congolaise.
Selon lui, le conflit dans l’Est du pays ne saurait être réduit à une crise conjoncturelle ou liée à un régime spécifique.
« Ce n’est pas la guerre du président Tshisekedi, mais un conflit structurel que la RDC traite à travers le rapatriement des FDLR et les accords de Washington, lesquels obligent le Rwanda à retirer ses troupes », a-t-il insisté.
Le porte-parole du gouvernement a souligné que Kinshasa privilégie la voie diplomatique et le respect des engagements internationaux pour parvenir à une paix durable, tout en dénonçant ce qu’il qualifie d’ingérences répétées dans les affaires internes congolaises.
Cette intervention s’inscrit dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, sur fond d’accusations réciproques et d’instabilité chronique dans l’Est de la RDC.
Josue Lelo







