La tension sociale monte d’un cran à Kinshasa. Des milliers de fonctionnaires annoncent une marche ce jeudi 10 février pour exiger le paiement de leurs salaires, dénonçant des retards persistants et l’absence d’explications claires de la part des autorités compétentes.
Le président national du Syndicat interministériel de la réforme de l’administration publique (SIRAP) a lancé un ultimatum : si la paie n’est pas effective avant mercredi soir sur l’ensemble du territoire, une mobilisation sera déclenchée dès 10 heures dans la capitale. Pour les responsables syndicaux, le salaire constitue un droit fondamental que l’État est tenu de garantir.
Sur les ondes de Top Congo FM, les représentants des agents publics ont fait part de leur incompréhension face à ce qu’ils qualifient de « silence inquiétant » des ministères concernés. Selon eux, ces retards mettent en péril la survie de nombreuses familles, déjà fragilisées par la flambée des prix et la cherté de la vie.
De son côté, l’Intersyndicale nationale de l’administration publique (INAP) dénonce un calendrier de paiement jugé flou et incohérent. Les syndicats redoutent que ces retards répétés ne finissent par s’installer comme une norme, aggravant davantage la précarité au sein de la fonction publique.
À l’approche de l’échéance, l’exécutif fait face à une pression croissante. Une mobilisation d’envergure dans les principales artères de Kinshasa pourrait perturber le fonctionnement des services publics et ouvrir un nouveau front social dans la capitale congolaise.
Loule Kitoko







