À Kinshasa, l’Alliance des Démocrates pour le Développement du Congo (ADDCongo) a officiellement saisi le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, afin d’obtenir la sécurisation de son siège national, à la suite d’une attaque survenue mercredi 18 février.
Dans une correspondance adressée au ministère de l’Intérieur, le parti dirigé par Prince Epenge affirme que les incidents ont éclaté après une messe commémorative célébrée à l’église Saint Joseph de Kalamu, en mémoire des chrétiens tués en 1992.
Selon l’ADDCongo, le cortège de l’opposant Martin Fayulu, qui empruntait l’avenue de l’Enseignement, aurait été pris pour cible par des individus identifiés comme membres de la « Force du Progrès ». Cette structure est présentée par le parti comme une milice affiliée à l’UDPS, basée sur le boulevard Triomphal, en face du Stade des Martyrs.
Toujours d’après la formation politique, ces personnes, munies notamment de machettes, de bêches, de barres de fer et de pierres, se seraient ensuite dirigées vers son siège national, situé sur la même avenue. Le président du parti, accompagné de plusieurs militants, s’y trouvait au moment des faits.
L’attaque aurait causé plusieurs blessés, dont quatre cas graves admis à l’Hôpital Olympique. L’ADDCongo évoque également d’importants dégâts matériels, la disparition de téléphones portables, d’une moto et d’une somme d’argent. Certains militants resteraient par ailleurs introuvables à la suite des violences.
Face à ces événements, le parti dénonce une menace grave contre la liberté politique et la sécurité des personnes et des biens. Il appelle le ministre de l’Intérieur à prendre des mesures urgentes pour garantir la protection de son président ainsi que celle de son siège, qu’il estime désormais exposé à d’éventuelles nouvelles attaques.
Dans sa lettre, l’ADDCongo réaffirme son attachement aux principes démocratiques et à la coexistence pacifique entre formations politiques, tout en exprimant son attente d’une réaction rapide des autorités afin de prévenir toute escalade.
Mathieu Kayemba







