Une nouvelle page s’ouvre à la tête de l’Office congolais de contrôle (OCC). Christelle Muabilu a officiellement pris ses fonctions en tant que directrice générale ad intérim, avec pour mission de redresser une institution fragilisée par des dysfonctionnements persistants.
Lors de la cérémonie d’installation, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a livré un message clair à la nouvelle dirigeante. Il a insisté sur l’importance d’un leadership exemplaire et responsable. « On ne devient pas chef par le titre », A-t-il rappelé, soulignant que l’autorité se construit à travers la vision, la rigueur et la capacité de décision.
Le ministre a également mis l’accent sur la responsabilité managériale. Selon lui, un dirigeant ne doit pas exécuter lui-même toutes les tâches opérationnelles, mais s’assurer qu’elles soient accomplies efficacement par des équipes compétentes, avec des orientations stratégiques claires et des ressources adéquates. Il a aussi insisté sur le rôle de la sanction, positive ou négative, pour garantir discipline et performance au sein de l’institution.
Conscient des défis qui attendent l’OCC, Julien Paluku a exhorté Christelle Muabilu à lancer « des réformes urgentes pour sauver l’Office du naufrage », appelant à un sursaut institutionnel.
Par ailleurs, le ministre a annoncé la signature, ce mardi 17 février, d’un arrêté créant une commission de redressement de l’OCC. Cette structure sera financée par le budget du ministère du Commerce extérieur, et non par celui de l’Office, afin de ne pas alourdir la situation financière déjà fragile de l’institution.
Avec cette nouvelle direction et la mise en place du mécanisme de redressement, les autorités espèrent insuffler une dynamique capable de restaurer la crédibilité et l’efficacité de l’OCC dans le contrôle des importations et exportations en République démocratique du Congo.
Loule Kitoko







