Kwilu : huit condamnations à mort dont le bourgmestre de Panu après les violences meurtrières du 3 février

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Huit personnes, dont le bourgmestre de la commune urbano-rurale de Panu, Xénon Mufele, ont été condamnées à la peine de mort par le tribunal militaire de garnison de Kikwit, à l’issue des audiences foraines organisées à Idiofa. La juridiction, compétente pour les provinces du Kwilu, du Kwango et du Maï-Ndombe, a rendu lundi un verdict d’une rare sévérité pour des faits qualifiés de terrorisme, en lien avec les affrontements sanglants survenus le 3 février 2026.

Deux autres prévenus ont été acquittés et remis en liberté, le tribunal estimant que les charges retenues contre eux n’étaient pas suffisamment établies.

Dans son jugement, la juridiction militaire a retenu la culpabilité des huit condamnés sans leur accorder de circonstances atténuantes. Selon l’accusation, le bourgmestre Xénon Mufele aurait joué un rôle central dans le déclenchement des violences, étant présenté comme l’instigateur des événements ayant conduit aux affrontements meurtriers.

Lors de son réquisitoire, l’auditeur militaire avait requis la peine capitale contre l’ensemble des prévenus, tout en sollicitant l’acquittement de Kibala Chadrac. Le tribunal a partiellement suivi cette position en prononçant deux acquittements.

Au-delà de la peine capitale, les huit condamnés devront verser des dommages et intérêts. Chacun est tenu de payer 25 000 dollars américains aux huit parties civiles constituées. Parmi celles-ci figure la commissaire divisionnaire adjointe de la police du Kwilu, la générale Angel Yanbgonga, qui percevra 5 000 dollars de la part de chacun des condamnés.

À ces montants s’ajoutent 100 000 francs congolais par personne au titre des frais d’instance, à régler dans un délai de huit jours.

Les faits à l’origine du procès remontent au 3 février 2026, aux environs de 5 heures du matin, dans la commune de Panu. La police y avait interpellé deux individus présumés impliqués dans des actes de banditisme. D’après les éléments du dossier, des membres de leurs groupes auraient arraché les suspects aux forces de l’ordre, provoquant de violents affrontements.

Loule Kitoko

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