La coalition Lamuka a commémoré, ce lundi 16 février, les martyrs de la marche des chrétiens du 16 février 1992, lors d’une messe solennelle célébrée à la paroisse Saint Joseph de Matonge. Cette marche historique réclamait la réouverture de la Conférence nationale souveraine, un moment charnière de la lutte pour la démocratie en République démocratique du Congo.
La cérémonie religieuse a réuni fidèles, militants politiques et sympathisants venus se recueillir, mais aussi réfléchir aux défis actuels du pays.
Prenant la parole, l’opposant congolais Martin Fayulu a lancé un appel appuyé à la cohésion nationale.
« Nous continuons à réclamer la cohésion nationale », a-t-il déclaré, soulignant que le combat engagé il y a plus de trois décennies demeure d’actualité.
Pour le leader de Lamuka, la lutte a évolué mais reste fondamentalement la même.
« Hier, c’était le combat pour la démocratie ; aujourd’hui, il est pour la démocratie, l’intégrité territoriale et la cohésion nationale », a-t-il affirmé, évoquant les nombreuses pertes humaines enregistrées au fil des années. « Le Congo continue à compter ses martyrs », a-t-il ajouté, estimant que chaque disparition doit renforcer l’engagement citoyen.
Martin Fayulu a soutenu que la meilleure manière d’honorer la mémoire des victimes est de défendre l’unité nationale et l’intégrité du territoire. Selon lui, seule une mobilisation collective, au-delà des clivages politiques, permettra de préserver la souveraineté du pays et d’assurer sa stabilité.
L’opposant a également dénoncé toute tentative de déstabilisation ou de partition du territoire national, avertissant contre « ceux qui cherchent à s’approprier des portions de notre pays ».
La messe s’est achevée dans un climat de recueillement et de détermination, marquant une nouvelle étape dans la commémoration des martyrs de la démocratie et réaffirmant l’appel à un Congo uni et souverain.
Loule Kitoko







