RDC : face au retard des salaires, G.Kambinga appelle à une gestion anticipative des finances publiques

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Depuis le début de l’année 2026, les fonctionnaires de la République démocratique du Congo font face à un retard inhabituel dans le paiement de leurs salaires, suscitant inquiétudes et débats sur les réseaux sociaux ainsi que dans les médias. Dans une vidéo publiée sur son compte X, Germain Kambinga, président du parti Le Centre, apporte un éclairage technique sur cette situation et insiste sur la distinction des rôles entre les institutions concernées.

« La situation macroéconomique reste suffisamment stable pour que l’État puisse rétablir l’ordre rapidement », souligne-t-il. 

Et d’ajouter : « Les moyens existent, il suffit de les gérer avec rigueur et anticipation », appelant à ne pas céder à la panique.

L’ancien ministre de l’industrie rappelle que le ministère des Finances assume une responsabilité centrale : garantir que l’État dispose des ressources nécessaires pour financer ses politiques publiques. Cela implique la gestion du budget, la constitution de réserves en période d’excédent et, en cas de ressources limitées, le recours à des mécanismes budgétaires ou à l’endettement.

« Le rôle du ministère des Finances est régalien et précis : assurer la solvabilité de l’État, sans confusion avec d’autres institutions », insiste-t-il.

La Banque centrale, quant à elle, fonctionne selon le principe d’indépendance. Elle n’a pas pour mission de financer directement l’État, mais de protéger la monnaie nationale et d’en assurer la stabilité face à l’inflation et aux fluctuations économiques.

« La Banque centrale est comme un parent qui veille à la santé de son enfant, la monnaie. Il doit la nourrir, l’équilibrer et la renforcer pour que tout le système économique fonctionne correctement. »

À l’en croire, confondre les responsabilités du ministère des Finances et de la Banque centrale alimente les malentendus et les tensions sociales.

« Lier la politique monétaire indépendante aux soucis budgétaires conjoncturels, c’est abandonner la responsabilité du gouvernement et créer des convulsions sociales », avertit-il.

Pour Kambinga, la solution passe par une meilleure information et une communication claire .

« Les citoyens doivent comprendre qui fait quoi, pour éviter la confusion et garantir l’efficacité des politiques publiques. »

Derrière chaque retard de paie se cache ainsi un mécanisme économique complexe. Mais, selon l’ex-ministre, des solutions existent, à condition d’adopter une approche rigoureuse et coordonnée entre le gouvernement et les institutions financières.

Loule Kitoko

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