À peine rentré d’une mission dans la province du Kwango, le ministre délégué près le ministre de la Défense nationale, Éliezer Ntambwe, a effectué une visite d’inspection à N’sele, où sont provisoirement hébergés des jeunes volontaires issus du Grand Bandundu. Objectif : évaluer leurs conditions d’accueil et accélérer leur intégration au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Face aux officiers en charge du recrutement, le membre du gouvernement a donné des instructions fermes pour écourter les délais.
« J’ai besoin que cette opération se déroule dans une semaine. Ceux que vous jugerez aptes doivent être mis à la disposition de l’armée », a-t-il insisté, traduisant sa volonté d’accélérer la prise en charge de ces jeunes, autrefois instrumentalisés dans les violences liées au conflit Teke-Yaka.
Cette descente inopinée lui a permis de s’imprégner des dispositifs mis en place : encadrement militaire, suivi administratif et accompagnement médical. Le choix du site de la N’sele, lieu stratégique et sécurisé, vise à faciliter le travail des services spécialisés chargés du tri, du contrôle et de la sélection des recrues potentielles.
Très engagé aux côtés du Vice-Premier ministre en charge de la Défense, le ministre délégué entend poursuivre la mission de démobilisation et de désarmement des miliciens, conformément aux orientations du chef de l’État et de la Première ministre. Au-delà de l’intégration dans l’armée, un programme de réinsertion sociale est également prévu pour ceux qui ne seront pas retenus, dans une dynamique de stabilisation durable après les affrontements intercommunautaires.
Une nouvelle visite est annoncée dans les prochains jours, signe du suivi rapproché qu’Éliezer Ntambwe compte assurer personnellement sur ce dossier sensible.
Caroline Kaja







