À peine installé à la présidence de l’Union Africaine (UA), le président burundais Évariste Ndayishimiye a lancé un avertissement solennel.
« Aucun pays africain ne devrait être recolonisé, envahi ou soumis à un pouvoir étranger au XXIe siècle », a-t-il insisté.
Dans son discours inaugural, le chef de l’État a insisté sur l’unité et la souveraineté du continent face aux défis contemporains. Il a souligné que la protection de la paix et de la stabilité reste une priorité absolue, rappelant que certaines zones de conflit continuent de fragiliser plusieurs régions africaines.
Le président burundais a annoncé la relance de l’initiative “Faire taire les armes”, un programme phare de l’UA visant à promouvoir la paix et à réduire les conflits armés, avec un accent particulier sur l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette région, longtemps marquée par les violences et l’insécurité, figure désormais au cœur des priorités de la nouvelle présidence.
Pour Évariste Ndayishimiye, l’heure est à l’action collective : renforcer les mécanismes africains de prévention des conflits, soutenir les efforts de médiation et garantir la souveraineté des États. Ses propos résonnent comme un appel à la responsabilité de tous les pays africains et un message ferme aux acteurs extérieurs.
Il convient de rappeler que la présidence précédente de l’UA était assurée par João Manuel Gonçalves Lourenço, président de l’Angola, qui avait œuvré pour la consolidation de la paix sur le continent, notamment dans la région des Grands Lacs. La passation de pouvoir entre les deux chefs d’État symbolise ainsi la continuité des efforts africains pour la sécurité et la stabilité.
Loule Kitoko







