La justice congolaise renforce son action contre la spoliation des biens immobiliers appartenant à l’État. À Kinshasa, le procureur général près la Cour de cassation a exhorté, lundi, les magistrats à s’engager activement dans la récupération des immeubles et patrimoines fonciers illicitement occupés.
Ces instructions ont été données lors d’une réunion de travail présidée par le chef du ministère public, dans un contexte marqué par la multiplication des litiges fonciers et immobiliers à travers le pays. Pour les autorités judiciaires, il s’agit de mettre fin à des pratiques qui fragilisent le patrimoine public et alimentent l’insécurité foncière.
Selon Edmond Isofa, procureur général près le parquet de grande instance de la Gombe, cette démarche traduit une volonté claire de restaurer les droits de l’État. « Des directives fermes ont été données afin que les magistrats s’impliquent pleinement dans la lutte contre la spoliation des immeubles et des patrimoines fonciers de l’État, en vue de leur récupération et de la recherche de solutions durables aux conflits existants », a-t-il précisé.
Au-delà de la question foncière, la rencontre a également servi de cadre pour évaluer le fonctionnement des cellules en charge de la détention préventive. Le procureur général près la Cour de cassation a insisté sur la nécessité d’un contrôle strict de ces mesures, afin d’éviter les abus et de garantir le respect des droits des personnes détenues.
Des orientations spécifiques ont ainsi été arrêtées pour renforcer la surveillance des détentions préventives et améliorer le suivi des dossiers judiciaires. Cette approche globale illustre la volonté des autorités judiciaires de consolider l’État de droit, à la fois par la protection du patrimoine public et par une meilleure gouvernance du système judiciaire.
Loule Kitoko







