C’est un tournant majeur pour le Grand Bandundu. Après plus de trois années de violences et de tensions communautaires, le phénomène Mobondo est officiellement déclaré terminé dans la province du Kwango. La remise volontaire d’armes par d’anciens miliciens et l’appel solennel à la paix des leaders communautaires marquent la fin d’un cycle sanglant.
Cette avancée décisive a été enregistrée lors de la deuxième tournée du ministre délégué à la Défense nationale, Eliezer Ntambwe Mposhi, en mission de pacification dans la région. À Mulosi, première étape de la tournée, un important arsenal militaire a été récupéré, symbolisant l’abandon définitif de la lutte armée liée au phénomène Mobondo.
Face à une population fortement mobilisée, le ministre délégué a rassuré sur la volonté de l’État de consolider la paix retrouvée. Il a annoncé que les FARDC quitteront progressivement la zone dès que la stabilité sera confirmée, laissant la sécurisation de proximité à la Police nationale congolaise.
Les leaders Mobondo, présents aux côtés des autorités, ont publiquement acté la fin du mouvement. Ils ont exhorté les derniers détenteurs d’armes à les remettre sans condition et ont affirmé que le conflit entre Teke et Yaka appartient définitivement au passé.
La dynamique de désarmement s’est poursuivie à Kimbandinga 3, bastion de l’ancien leader « Mille Esprits », où d’autres armes et munitions ont été remises. Ces gestes successifs traduisent, selon les autorités, une adhésion massive des communautés locales au processus de paix engagé.
En soutien aux populations affectées par le conflit, une assistance humanitaire composée de vivres et de biens non alimentaires a été distribuée. Le gouvernement promet un suivi constant afin de préserver les acquis sécuritaires et relancer durablement la vie socioéconomique dans le Kwango et l’ensemble du Grand Bandundu.
Roberto Tshahe






