Depuis sa cellule, Constant Mutamba, chef de file de l’opposition républicaine, a fait connaître sa position sur le dialogue politique national à travers une correspondance adressée à l’opinion publique. Il y énumère des conditions qu’il juge indispensables à toute participation crédible.
Il réclame en priorité des mesures de décrispation politique en faveur des opposants et leaders d’opinion non armés, qu’il affirme être victimes d’arrestations arbitraires et de condamnations injustes. Il demande également des garanties de sécurité pour permettre le retour des opposants vivant à l’étranger, ainsi qu’une réelle bonne foi dans la conduite du processus.
Pour Constant Mutamba, le dialogue ne doit ni servir au partage du pouvoir ni devenir un cadre de légitimation des groupes rebelles. « Soixante-six ans après l’indépendance, notre État n’a plus besoin de comédiens opportunistes », affirme-t-il.
Se présentant comme l’un des opposants les plus touchés par le système en place, l’ancien ministre de la Justice dit avoir été condamné injustement, arrêté illégalement et privé de ses droits civils et politiques. Malgré cela, il affirme avoir choisi de rester au pays par patriotisme, refusant l’exil ou la lutte armée.
Détenu depuis 154 jours, Constant Mutamba soutient être emprisonné pour avoir dénoncé ce qu’il qualifie de système mafieux et pour avoir pris position contre l’agression rwandaise en République démocratique du Congo.
Loule Kitoko






