La République démocratique du Congo reste, en 2026, sur la liste noire de l’Union européenne en matière de sécurité aérienne. La Commission européenne a confirmé l’interdiction de vol frappant toutes les compagnies aériennes immatriculées en RDC, leur interdisant l’accès à l’espace aérien des 27 États membres de l’UE.
Selon les autorités européennes, cette décision résulte des insuffisances persistantes de l’Autorité de l’aviation civile congolaise (AAC), jugée encore incapable de garantir une supervision technique efficace, un contrôle indépendant et un suivi rigoureux de la maintenance des aéronefs, dont une grande partie des flottes reste vieillissante.
Près de 23 compagnies congolaises sont concernées, dont Congo Airways et FlyCAA. La RDC est sur cette liste noire depuis 2006, ce qui freine considérablement le développement du secteur aérien national.
Le pays partage ce classement défavorable avec seize autres États. Certains, comme l’Angola ou la Libye, bénéficient toutefois d’autorisations conditionnelles leur permettant d’opérer sous certaines restrictions dans l’espace européen, un objectif que les autorités congolaises ambitionnent d’atteindre à moyen terme.
Pour l’instant, les vols entre Kinshasa et les capitales européennes sont assurés uniquement par des compagnies étrangères, telles qu’Air France ou Brussels Airlines, limitant les opportunités de croissance et de compétitivité pour les transporteurs nationaux.
Face à cette situation, le gouvernement congolais poursuit les réformes dans le secteur aérien, notamment la formation d’inspecteurs aéronautiques, la modernisation de la Régie des voies aériennes (RVA) et le soutien de partenaires internationaux, dont la Belgique.
La liste noire de l’UE est révisée deux fois par an. Un prochain examen est prévu à l’été 2026, une échéance cruciale pour Kinshasa, qui espère obtenir des progrès vers une levée partielle, voire totale, des restrictions.
Loule Kitoko







