Uvira : après deux mois d’occupation rebelle, la PNC reprend position

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La Police nationale congolaise (PNC) a fait son retour à Uvira ce mardi 3 février 2026, après près de deux mois d’absence. Arrivés par le port de Kalundu, les policiers marquent une étape significative dans le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans cette ville du Sud-Kivu, durement éprouvée par l’occupation rebelle de décembre dernier.

Ce redéploiement intervient à la suite de la reprise du contrôle de la cité par les forces loyalistes, après l’offensive menée par l’AFC-M23. Durant la période de retrait, plusieurs unités de la police s’étaient repliées vers Baraka, dans le territoire de Fizi, tandis que d’autres avaient trouvé refuge à Kalemie, dans la province du Tanganyika.

À leur arrivée, les éléments de la PNC ont été accueillis par le maire adjoint et maire intérimaire d’Uvira, Kifara Kapenda Kik’y, qui a souligné la portée symbolique et opérationnelle de ce retour.

« Lorsque la police est là, c’est l’État qui est là », a-t-il déclaré.

L’autorité urbaine a rappelé que l’absence prolongée des forces de l’ordre avait profondément perturbé la vie quotidienne et le fonctionnement de plusieurs services publics. Il a exhorté les policiers à tirer les leçons des événements récents et à adopter une conduite exemplaire. « Vous avez fait le choix de la patrie, et aujourd’hui la ville vous accueille à nouveau », a-t-il ajouté.

Le retour de la PNC s’inscrit dans le processus de restauration de l’autorité de l’État, amorcé avec le redéploiement des Forces armées et la remise en service progressive des institutions civiles. Le maire intérimaire a également appelé l’ensemble des services publics à reprendre pleinement leurs activités, en perspective d’une éventuelle réouverture des frontières.

Tout en saluant cette avancée, Kifara Kapenda Kik’y a insisté sur la nécessité d’éviter un retour aux pratiques du passé.

« Uvira a trop souffert pour revenir à l’ancien état de choses », a-t-il martelé, appelant chaque agent de l’État à faire preuve d’exemplarité.

« Nous appartenons tous à la même famille, celle de l’État », a-t-il conclu, en rappelant l’importance du respect des lois et des institutions de la République.

Caroline Kaja

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