Les autorités congolaises et les représentants de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) ont officialisé, lundi à Doha, un cadre opérationnel destiné à assurer le respect du cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion de travail facilitée par le Qatar, médiateur dans les efforts visant à apaiser les tensions armées dans la région. À cette occasion, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à poursuivre le dialogue et à mettre en œuvre de manière effective les engagements contenus dans l’accord de paix signé à Doha en novembre 2025.
La rencontre a réuni plusieurs partenaires régionaux et internationaux impliqués dans la recherche d’une solution durable à la crise sécuritaire. Des représentants de l’Union africaine et des États-Unis y ont participé en qualité d’observateurs, aux côtés du Togo, mandaté par l’Union africaine pour accompagner la médiation. La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) ainsi que la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ont également pris part aux travaux.
Les échanges ont porté sur l’évaluation de la situation sécuritaire et sur les modalités pratiques de fonctionnement du mécanisme nouvellement mis en place. Les participants ont souligné l’importance d’un dispositif crédible de surveillance, reposant sur la circulation d’informations fiables et une coordination étroite entre les différents acteurs.
Dans ce contexte, la MONUSCO a annoncé le déploiement imminent d’une équipe d’observation dans la ville d’Uvira, chargée de suivre l’évolution du cessez-le-feu sur le terrain. Des outils de communication ont également été définis afin d’assurer un suivi continu des engagements pris par les parties.
À l’issue des discussions, les participants ont exprimé leur volonté de maintenir une concertation régulière et d’adapter le dispositif au fur et à mesure de sa mise en œuvre, dans le but de renforcer la confiance mutuelle et de soutenir les efforts de stabilisation dans l’est de la RDC.
Joël Tshim’s







