En visite officielle à Kinshasa, la ministre déléguée française chargée de la Francophonie, Éléonore Caroit, a été reçue lundi par son homologue congolais, Crispin Mbadu. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations bilatérales entre la France et la République démocratique du Congo, ainsi que sur les enjeux stratégiques liés à l’avenir de la Francophonie.
Cette visite intervient dans un contexte marqué par l’annonce de la candidature prochaine de la RDC au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Une ambition clairement assumée par Kinshasa, qui souhaite accroître son influence au sein de cette organisation. Paris, pour sa part, se dit ouverte à toutes les candidatures et affirme qu’elle suivra avec attention le processus électoral, tout en reconnaissant la légitimité de la démarche congolaise.
Éléonore Caroit a souligné le rôle central que joue la RDC dans l’avenir de la Francophonie, en mettant en avant son poids démographique et le dynamisme de sa jeunesse. Elle a rappelé que la croissance du nombre de locuteurs francophones, appelée à doubler d’ici 2050, sera principalement portée par l’Afrique, faisant de la RDC un acteur incontournable de cet espace linguistique et politique.
Sur le plan diplomatique, cette candidature congolaise s’inscrit dans un contexte de rivalités régionales, notamment avec le Rwanda, à l’approche du Sommet de la Francophonie prévu en novembre 2026 au Cambodge, qui devra désigner la prochaine direction de l’OIF. Kinshasa devrait dévoiler l’identité de son candidat d’ici le mois de juin, date limite du dépôt des candidatures.
Loule Kitoko







