Dans une lettre ouverte adressée ce dimanche au Président de la République, Félix Tshisekedi, le Front Anti-Dialogue, dirigé par Dieudonné Nkishi, a posé ses conditions pour un dialogue national qu’il souhaite « crédible et transparent ».
Le mouvement politique exige notamment la publication préalable des cahiers des charges des différentes parties prenantes, la retransmission intégrale et en direct des travaux, ainsi que la transmission des résolutions finales au Parlement et à la Cour constitutionnelle. Selon le Front Anti-Dialogue, ces mesures sont indispensables pour garantir la légitimité du processus et éviter toute tentative de contournement de la volonté populaire.
La lettre précise que le Parlement devra apprécier la portée des décisions issues du dialogue au regard de l’intérêt général, tandis que la Cour constitutionnelle sera appelée à vérifier leur conformité à la Constitution, aux lois de la République et au principe fondamental de souveraineté populaire. L’objectif affiché est d’empêcher que le dialogue ne débouche sur des actes modifiant l’équilibre institutionnel sans base constitutionnelle, qu’il ne crée des mécanismes de transition ou d’exception, ou qu’il n’impose des arrangements politiques échappant au contrôle des institutions établies.
Dans sa conclusion, Dieudonné Nkishi rappelle au chef de l’État que ces exigences constituent « un socle minimal pour empêcher que le dialogue ne devienne une nouvelle source de crise et de contestation ». Il insiste : « La République ne se négocie pas dans le secret, et la souveraineté du peuple ne peut être diluée dans des arrangements obscurs. »
Le Front Anti-Dialogue appelle ainsi le Président Tshisekedi à intégrer officiellement ces conditions dans toute réflexion institutionnelle relative au dialogue et à veiller à ce que le peuple congolais demeure le premier bénéficiaire, le premier arbitre et le premier témoin de toute initiative nationale engageant son destin.
Loule Kitoko







