Apparu à Goma aux côtés de Corneille Nangaa, Claude Ibalanky, ancien ambassadeur itinérant du président Félix Tshisekedi et ex-coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, a tenu à clarifier les raisons de sa présence dans la capitale du Nord-Kivu.
Face aux rumeurs persistantes l’annonçant comme ayant rejoint l’AFC/M23, l’ancien diplomate se veut formel :
« Je n’ai pas rejoint l’AFC/M23 », affirme-t-il, se présentant comme un acteur indépendant, mû exclusivement par ce qu’il qualifie d’intérêt supérieur de la nation.
Selon lui, son déplacement à Goma relève d’une initiative personnelle et citoyenne, financée sur fonds propres, sans mandat politique, ni mission officieuse.
Claude Ibalanky explique être venu dans une démarche de contact et d’écoute, avec l’ambition de contribuer à la recherche de solutions à une crise sécuritaire qui, selon ses termes, « tue et saigne le pays ». Il précise ne pas être porteur d’un agenda de négociation formel, mais d’une offre de services, fondée sur son expérience en gestion des conflits et médiation.
Pour l’ancien responsable étatique, la sortie de crise dans l’est de la RDC ne saurait être exclusivement militaire. Il plaide pour un dialogue sérieux, encadré, responsable et utile, loin de toute mise en scène politique.
« Dans les conflits durables, la solution est aussi relationnelle », soutient-il, estimant que la reconstruction nationale passe par la restauration de la confiance, la vérité, la reconnaissance des torts et des engagements vérifiables.
Appelant les Congolais au calme, Claude Ibalanky met en garde contre la haine, les rumeurs et les manipulations. Il souligne que la réconciliation nationale ne rime ni avec l’oubli, ni avec l’impunité, encore moins avec la faiblesse, mais constitue une véritable stratégie de paix durable.
S’adressant également aux partenaires internationaux, il affirme que la RDC aspire à une paix réaliste, équilibrée et garantie, dans le respect de sa souveraineté et de sa dignité.
En conclusion, Claude Ibalanky assure n’avoir trahi aucun camp, revendiquant une seule loyauté : celle envers le Congo. Il se dit enfin disposé à examiner toute proposition de collaboration susceptible de contribuer à une solution durable à la crise, rappelant que
« l’essentiel n’est pas d’être à Goma ou à Kinshasa, mais de parvenir à une paix définitive ».
Loule Kitoko







