Uvira : Kinshasa accuse le RDF/M23 et recadre Human Rights Watch

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Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a publié une mise au point à la suite d’un communiqué de Human Rights Watch sur la situation sécuritaire à Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Les autorités congolaises estiment que l’analyse de l’ONG ne restitue pas pleinement le contexte d’une occupation armée illégale ayant précédé le retrait du RDF/M23.

Selon Kinshasa, le retrait de ces forces, intervenu le 17 janvier 2026, s’est accompagné de pillages, de menaces, d’intimidations et d’actes de stigmatisation communautaire, laissant derrière lui un climat d’insécurité délibérément entretenu. Le Gouvernement affirme que ce désordre visait à prolonger les effets de l’occupation et à fragiliser durablement la cohésion sociale.

Les autorités congolaises imputent la responsabilité première de la mise en danger des civils au RDF/M23, notamment en raison des déplacements forcés imposés à certaines populations, y compris au sein de la communauté banyamulenge, et de l’instrumentalisation de la peur. Elles rejettent toute tentative de relativisation de cette responsabilité.

Le Gouvernement rappelle que la protection de toutes les populations, sans distinction, constitue une obligation fondamentale de l’État. Aucun citoyen ne peut être contraint au déplacement ni privé de son droit de résidence sur le territoire national.

Sur le terrain, le redéploiement des Forces armées et de la Police nationale a permis de restaurer progressivement l’autorité de l’État et de sécuriser les populations. À ce stade, aucune victime n’a été signalée au sein de la communauté banyamulenge depuis le retrait du RDF/M23, selon les autorités.

Enfin, Kinshasa qualifie la présence et l’action des forces rwandaises sur son territoire de violation grave du droit international, rappelant que les déplacements forcés de civils constituent des crimes prohibés, engageant à la fois la responsabilité internationale de l’État soutien et la responsabilité pénale individuelle des auteurs.

LK

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