À travers un message publié ce mercredi sur son compte X, l’opposant congolais Martin Fayulu a vivement réagi à l’annonce de l’arrestation d’Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et haut cadre du PPRD, le parti de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila.
Dans sa déclaration, le leader de Lamuka s’interroge sur la persistance des atteintes aux droits humains et aux libertés fondamentales en République démocratique du Congo.
« Jusqu’à quand piétinera-t-on les droits humains et les libertés fondamentales ? », a-t-il lancé, appelant au strict respect de la Constitution.
Martin Fayulu a notamment invité les autorités à relire les alinéas 1 et 2 de l’article 17, qui consacrent la liberté individuelle et la protection contre les arrestations arbitraires, ainsi que l’intégralité de l’article 18, garantissant les droits de toute personne arrêtée, notamment l’information immédiate des motifs, l’accès à un avocat et le respect des délais légaux de détention.
Pour le candidat malheureux à la présidentielle de 2023, cette arrestation soulève de sérieuses préoccupations quant à l’État de droit et à l’indépendance de la justice. Il estime que nul ne devrait être privé de sa liberté en dehors des procédures prévues par la loi fondamentale, quelle que soit sa position politique ou institutionnelle passée.
Josue Lelo







