L’Union africaine (UA) a détaillé la structure de sa médiation destinée à soutenir le processus de paix dans l’est de la République démocratique du Congo. L’annonce a été faite à l’issue de la réunion de haut niveau sur la cohérence et le renforcement des efforts de paix, tenue les 16 et 17 janvier à Lomé, selon un document rendu public ce lundi 19 janvier.
Le président togolais Faure Gnassingbé, désigné médiateur par l’Union africaine, sera le garant de l’ensemble du processus. Il sera appuyé par une équipe issue du ministère togolais des Affaires étrangères et de la présidence.
Cinq anciens chefs d’État africains interviendront comme co-facilitateurs, chacun chargé d’un domaine spécifique :
Olusegun Obasanjo (Nigeria) supervisera les questions militaires et de sécurité ;
Sahle-Work Zewde (Éthiopie) prendra en charge les aspects humanitaires ;
Uhuru Kenyatta (Kenya) conduira le dialogue avec les groupes armés locaux ;
Mokgweetsi Masisi (Botswana) s’occupera de la coopération économique régionale ;
Catherine Samba-Panza (République centrafricaine) traitera des questions liées à la société civile, à la réconciliation et au rôle des femmes.
Le dispositif prévoit également la mise en place d’un Secrétariat conjoint indépendant, associant le Togo, l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). La coordination avec les partenaires internationaux notamment l’ONU, le Qatar, l’Union européenne et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité sera assurée par la Commission de l’Union africaine.
À travers cette architecture, l’UA ambitionne de renforcer l’efficacité de sa médiation et de mobiliser l’ensemble des acteurs régionaux et internationaux en vue d’une résolution durable des conflits qui persistent dans l’est de la RDC.
Caroline Kaja







