Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales a dénoncé avec une extrême fermeté l’arrestation nocturne d’Aubin Minaku, vice-président du PPRD et ancien président de l’Assemblée nationale, qu’il qualifie d’acte de répression politique. Selon cette plateforme, l’intervention d’un important détachement de militaires lourdement armés relève d’une démonstration de force injustifiée et d’une intimidation délibérée.
Dans sa déclaration, le Cadre de concertation s’indigne du caractère disproportionné de l’opération menée contre une personnalité civile, connue, non violente et ne présentant aucun danger pour l’ordre public. Il y voit un signal alarmant d’un usage abusif des forces armées, détournées de leur mission républicaine pour servir des objectifs politiques.
La structure estime que cette arrestation traduit une dérive autoritaire préoccupante du pouvoir, marquée par la criminalisation de l’opposition et la neutralisation systématique des voix critiques. Elle accuse les autorités de piétiner les principes de l’État de droit en recourant à des méthodes d’intimidation incompatibles avec un régime démocratique.
Le Cadre de concertation affirme en outre que l’interpellation d’Aubin Minaku viole la Constitution de la République démocratique du Congo, ainsi que les engagements internationaux de l’État congolais en matière de droits humains, de libertés fondamentales et de respect du pluralisme politique.
Face à ce qu’il qualifie d’arbitraire, le Cadre exige la libération immédiate et sans condition d’Aubin Minaku, ainsi que de toutes les personnes détenues pour leurs opinions ou leurs engagements politiques. Il tient enfin le gouvernement pour entièrement responsable de toute atteinte à l’intégrité physique et morale de l’ancien président de l’Assemblée nationale.
Kanoba Obadias







